La motivation à reprendre le sport est souvent grande, surtout après une longue période d’inactivité. Mais après quelques semaines, mois ou années, on peut avoir tendance à redouter ce retour. Pour certains, peut-être la plupart après un très long cérémonial de procrastination accrue. Pourtant l’envie de retrouver la forme est là. Pourquoi est-ce donc si compliqué ?
La reprise parfaite
Voici le cas de figure idéal : on ramène ses baskets au plus vite, on se motive comme on peut, et on se lance à corps perdu dans ce combat à mort dont on connaît déjà l’issue : la Victoire (il s’agit ici d’un cas de figure assez rare). On a généralement plus tendance à se remémorer un agréable séjour que les circonstances du voyage. Ce qui peut pousser de prime abord à minimiser l’effort de la reprise.

La peur de reprendre le sport
Mais qu’est-ce qui arrive le plus souvent, surtout à l’approche de l’échéance ? On se projette dans le déroulé de l’activité physique en question, et on la vit avant même d’avoir commencé. Et les souvenirs qui reviennent en premier remontent aux derniers souvenirs douloureux, et oups!!! La dernière blessure qu’on a contractée ou la sensation de paralysie musculaire d’un lendemain de reprise. Des images similaires, on en a tous en stock dans la mémoire. La bataille psychologique devient alors le premier obstacle, un combat contre soi-même. Et on se dit finalement que procrastiner n’est pas si mal : demain, le mois prochain, à la rentrée, en janvier… on a tous vécu ça.
La résignation
Enfin, le « NON » catégorique. On est trop vieux pour ce genre d’activité, pas de temps, le boulot beaucoup trop fatigant, les enfants, le mal de dos de la semaine dernière ou le dernier élancement musculaire que l’on a ressenti en déplaçant la commode… C’est très souvent le mental qui lâche en premier, en se remémorant ces souvenirs douloureux. Et cette impression en fin de compte qu’on n’y arrivera sûrement pas, avec le temps qui passe et l’âge qui avance.
Le sursaut
La majorité, sinon la totalité d’entre nous, a tendance à se résigner après un sursaut mental aussi faible, et on se laisse couler dans un ruisseau de paresse interminable. Jusqu’au jour où :
- on tombe sur une vieille photo d’il y a cinq ou dix ans et qu’on est émerveillé par la personne en image et dégoûté par celle qui tient la photo
- la plus grande partie de la garde-robe est reléguée à un ensemble de vestiges d’une époque révolue
- on n’arrive plus à lacer soi-même ses chaussures
- on s’essouffle à la moindre marche de quelques minutes ou dans l’escalier qui mène à la salle de réunion tous les lundis ou vendredis
- ce manque criard de coordination lorsqu’on essaie de faire un effort
- le cas de figure le plus récurrent après trente ans : le médecin qui conseille de se remettre au sport.
C’est le début d’une profonde remise en question.