Le sport n’est plus seulement une question d’esthétique ou de performance. Mieux, il devient le médicament le plus puissant à la disposition de tous contre le risque de maladie cardiovasculaire.
De plus, en tant que traitement non médicamenteux, il agit sur l’ensemble du système circulatoire pour prévenir l’apparition de pathologies et ralentir leur progression.
Un bouclier cardiovasculaire?
L’activité physique déclenche une cascade de réactions biologiques. De ces réactions résulte un renforcement du système cardiovasculaire. Le cœur étant un muscle, il est susceptible d’être modifié par l’activité physique. En devenant plus puissant, le cœur bat moins vite au repos, ce qui implique une économie en énergie. Il s’épargne ainsi des milliers de battements quotidiens.
D’autre part, l’activité sportive favorise une meilleure circulation sanguine.
Ainsi, à travers la production de bon cholestérol, les artères sont débouchées, les vaisseaux sanguins plus actifs et moins rigides. Cette souplesse acquise permet de réduire de façon significative la pression artérielle. Dans certains cas, pratiquer un sport permet même de réduire, sous surveillance médicale, la posologie des traitements. C’est l’un des bénéfices les plus documentés.
L’activité sportive constitue dès lors un bouclier contre les facteurs de risques de maladie cardiovasculaire. Car oui, l’hypertension artérielle est loin d’être la seule pathologie concernée. Le muscle en mouvement consomme du sucre et améliore la sensibilité à l’insuline. Ce qui aide le corps à mieux réguler le taux de glucose dans le sang et prévenir le diabète.
Précautions et règles de sécurité
La consultation médicale est INDISPENSABLE avant de (re)commencer une activité physique intense.
Information encore plus importante pour les personnes avec un historique médical compliqué. Le facteur âge ne devrait également pas non plus être négligé(plus de 45 chez les hommes et plus de 55 chez les femmes). Un test d’effort est même recommandé pour ceux qui présentent des facteurs de risque(taille, surpoids, antécédents).
L’une des précautions primordiale reste l’échauffement. Il se fera progressivement pour préparer le cœur à la montée en charge et éviter les arythmies. Huit à dix minutes sont suffisantes pour un bon échauffement. Il faudra s’arrêter immédiatement en cas de douleur dans la poitrine, d’essoufflement anormalement court ou de palpitations inhabituelles.
Il faudra aussi éviter les pics de pollution et les températures extrêmes. Le froid intense provoque une contraction des vaisseaux et la chaleur extrême la déshydratation, ce qui fatigue énormément le cœur. La pollution quant à elle obstrue dangereusement les voies respiratoires.
Last but not least, l’hydratation. Elle est aussi importante pour le sportif confirmé que pour les personnes à risque. Une bonne hydratation est meilleure pour la circulation sanguine. Le sang déshydraté est plus visqueux, ce qui pousse le cœur à pomper plus fort.
Driktips(Astuces)
Étant acquis l’échauffement obligatoire, il faut savoir que toutes les intensités ne se valent pas, le muscle cardiaque devant être renforcé sans stress oxydatif. D’où l’endurance fondamentale. C’est l’intensité où il est possible de parler ou de chanter, tout en courant ou en marchant vite. Elle devra être la base et constituer l’essentiel du volume d’entraînement. Le mix idéal peut introduire deux activités supplémentaires au choix ou à combiner :
- Le fractionné : On alterne ici des phases de hautes intensité et de repos. C’est un exercice adaptable selon les niveaux d’intensité. Il améliore la capacité maximale(VO2 max) et surtout la réactivité du cœur.
- Le renforcement musculaire : Indispensable, même pour le cœur. Pensez-y, des muscles plus forts demandent moins d’efforts au cœur.
Les bénéfices après un accident cardiovasculaire
Contrairement aux idées reçues le repos absolu après un infarctus est souvent contre-productif. Avec un suivi régulier et personnalisé, ainsi que les exercices appropriés, on peut noter certaines améliorations :
- La réduction du risque de récidive
- une meilleure tolérance à certains efforts(soulever des charges plus ou moins lourdes, monter des escaliers…)
- Des résultats confirmés contre l’anxiété et la dépression souvent liées aux pathologies cardiaques.
L’activité sportive constitue un avantage et même une arme contre les maladies cardiovasculaires. La condition principale reste le bon accompagnement. À une intensité supportable, pendant une période raisonnable et à une bonne fréquence, les risques cardiovasculaires seront minimisés et l’activité bénéfique pour la santé. Alors soyez créatif et choisissez celle qui vous convient. Les possibilités sont presque infinies, de toute façon, votre coeur en dépend